LETTRES ENTRE ALEXIS BARILIER ET EWALD FRANK
LORS DE LEUR SEPARATION



Lettre d'Alexis Barilier à Ewald Frank
Réponse de frère Ewald Frank



LETTRE D'ALEXIS BARILIER A EWALD FRANK



« Mais si la sentinelle voit venir l’épée, et ne sonne pas de la trompette…
...je redemanderai son sang de la main de la sentinelle. » (Ez.33.6)

Cher frère Frank,

      Que la grâce, la miséricorde et la paix te soient sans cesse renouvelées dans ta marche de chaque jour en communion de notre merveilleux Seigneur et Sauveur ressuscité. Amen !

        J’ai pris le temps de t’écrire ces lignes, d’une part pour décharger ma responsabilité devant Dieu, et aussi pour résister à l’esprit de l’adversaire de Dieu qui voudrait empêcher le plus grand nombre possible d’âmes de progresser dans les desseins de Dieu , et plus particulièrement dans celui qu’Il accomplit selon Sa Parole en ce temps de la fin. Que le Seigneur ajoute Sa bénédiction à ces paroles que je pense être inspirées de l’Esprit de notre Père céleste, qui nous a rachetés Lui-même, toi comme moi, dans le sacrifice de la Vie précieuse de Jésus-Christ. Qu’Il en soit loué et béni à jamais ! Amen !

       En fait, tu connais peu de choses de mon appel au ministère. Cela vient du fait que j’ai de la difficulté à m’exprimer dans ta langue, comme également tu en as dans  la mienne. Et pour que tu comprennes correctement ce que je vais te dire, il est nécessaire que je te parle un peu de moi et le fasse traduire en Allemand. Je ne peux pas dire toutes les expériences que j’ai faites avec notre Seigneur et Dieu merveilleux, mais en voici quelques-unes qui devraient t’aider à comprendre la situation actuelle et nous permettre de combattre ensemble l’adversaire de notre Père céleste, qui est aussi le nôtre :

        En 1948, j’ai fait le bilan de ma vie et je suis arrivé à la conclusion que je ne pouvais plus vivre comme jusque là, mais qu’il fallait que je serve Dieu dans une mission chrétienne. J’ai donc cherché à entrer dans une école de la Mission de Bâle, puis dans une école biblique à Lausanne. Mais en fait je n’étais pas converti, bien que depuis que j’ai appris à lire, je me sois souvent caché quelque part pour lire tranquillement la Bible. Toutefois c’est seulement l’Ancien Testament  et les Evangiles que je lisais, pas les Epitres ni l’Apocalypse. Par la grâce de Dieu j’ai été gardé d’entrer dans quelques écoles des religions que ce soit. Mais le Seigneur m’a conduit à travailler ailleurs où des personnes m’ont entrainé dans des réunions où un pasteur qui connaissait bien la Parole de Dieu enseignait. C’est là que j’ai appris à connaitre véritablement mon Créateur et mon Sauveur, pour finalement vers 1950 me donner à mon Seigneur Jésus-Christ. Depuis lors j’ai eu dans ma vie plusieurs expériences d’effusion de l’Esprit de Christ, si bien qu’en 1954 je m’attendais à la venue imminente du Seigneur et que j’y avais été préparé.

         Pour  abréger, je dirai que c’est à ce moment là que j’ai fais une expérience de la présence de l’Esprit de Christ en moi encore plus forte, c’est ce qui fait que j’ai été conduit à partir une certaine nuit sans savoir où j’allais. Si ce n’est que j’allais à la rencontre de l’Epoux. Le lendemain je me suis retrouvé à Genève, pas très loin de la gare principale, et comme je m’avançais sur le trottoir, juste après avoir passé sous un pont, j’entendis venant du ciel une voix puissante disant: «Prends garde au ministère que tu as reçu afin de bien le remplir». Jusque là le Seigneur m’avait seulement parlé par des songes et je n’avais jamais eu de visions. Nous avions peu de connaissances en ce temps là et je ne savais pas que Dieu pouvait parler directement du ciel. Et comme j’avais eu beaucoup de combats contre l’adversaire depuis quelques temps, je pensais que cette voix venait de l’adversaire. Par la suite, j’ai découvert que cette Parole se trouvait dans Colossiens 4v17 et qu’elle était adressée à un certain Archippe. Par la suite j’ai encore découvert que ce nom signifiait « le maître du cheval », c'est-à-dire « le cavalier ». Mais en fait, en 1954, je n’avais pas encore connu frère Branham, et il n’était pas encore venu à Zürich, et par conséquent il n’avait pas encore eu la vision de l’aigle Allemand et du cavalier Africain. Ce même jour de 1954 où j’ai entendu cette Parole de Dieu, j’ai aussi eu pour la première fois des visions, et c’est ce qui m’a finalement conduis à être enfermé dans un asile psychiatrique et que j’ai été privé de la Bible pendant 40 jours, alors que toutes ces années depuis ma conversion elle était ma seule lecture, et non les écrits religieux. Et même j’ai été placé dans la section la pire de l’établissement, parce qu’un certain jeune docteur qui m’avait vu à Genève voulait pouvoir m’étudier. Si bien que j’étais placé au milieu des gens possédés par des démons, parce que ce psychiatre était responsable de cette section à Lausanne.

      Je dois abréger. L’année suivante, en 1955, en songe, j’ai vu une moissonneuse batteuse extraordinaire, dont tous les organes de transmission étaient cachés au regard et qui avait en plus un couteau coupeur plus petit, juste sur le côté gauche du principal. J’ai aussi vu cette machine en action et j’ai constaté que ce couteau supplémentaire était là pour prendre les angles lors des changements de direction, sans que la moissonneuse batteuse ne s’arrête de travailler. C’est alors que dans mon songe j’ai dit : « Sûrement que cette machine vient d’Amérique ». Quelque temps plus tard, cette même année j’ai pu assister à la première réunion de frère Branham à Zürich et j’étais très critique, car j’étais placé juste au dessus du podium où se trouvait frère Branham et je voyais le comportement bizarre des américains qui accompagnaient frère Branham. (Je dois ajouter que j’avais déjà compris que si le Seigneur m’avait fait passer par ce temps d’emprisonnement dans un asile psychiatrique c’est qu’après les différentes expériences faites de l’effusion du Saint-Esprit, j’étais devenu très orgueilleux spirituellement. Comme je discernais ce qu’était les gens se disant croyants, j’en étais arrivé au point que je ne voulais plus même toucher la main de certains frères.) Mais à Zürich j’ai encore assisté un dimanche après-midi à une rencontre, et alors que frère Branham racontait l’histoire de sa vie mon cœur a été brisé par ce témoignage, alors que beaucoup de personnes disaient : « Mais pourquoi nous raconte-t-il cela ? » Quant à moi je savais qu’il racontait cela pour moi, et ce jour là mon cœur a été délivré de tous les fardeaux et de toute l’amertume qui pouvait être encore sur mon cœur à cause des jours difficiles par lesquels j’avais passé. Je serai reconnaissant pour toujours à notre Père céleste pour cette délivrance ! Par la suite frère Branham a exprimé son désir de venir à Lausanne, mais aucune dénomination religieuse n’a voulu participer à la préparation de cette campagne. Seule la petite Assemblée dans laquelle j’étais, et qui n’était pas du tout organisée mais avait des relations avec quelques groupes à Genève et Neuchâtel, a travaillé pour la préparation de ces rencontres. Moi-même j’ai travaillé à creuser des trous pour mettre les piliers de la double tente qui a été édifiée sur la commune de Renens, parce que le monteur de tente manquait de personnel. J’ai aussi été là tous les jours de réunions pour le service d’ordre et je me suis trouvé d’une manière inattendue nez à nez avec frère Branham. Ni lui, ni moi n’avons dit un mot, mais j’ai vu qu’en me regardant il avait une vision et que cette rencontre non prévue par les hommes avait été voulue par Dieu.

      Après le départ de notre frère Branham nous avons continué quelques jours à faire des réunions sous la tente. Puis nous avons entrepris de faire des réunions dans plusieurs autres endroits de notre pays et le pasteur et l’évangéliste de notre groupement ont appelé cela «Continuation de William Branham ». Mais à un certain moment je leur ai dit : Ce n’est pas juste de parler ainsi, car en réalité c’est la continuation de l’Evangile, pas de William Branham. Mais comme je n’étais pas bien considéré parce que j’avais été en asile psychiatrique, ils se sont moqués de moi et n’ont pas pris garde à ce que je leur disais. Plus tard j’ai vu en songe que je me tenais à la fenêtre et de là je voyais ce qui se passait sur le tarmac d’un terrain d’aviation, là où un chef d’escadrille militaire faissait le briefing avec ses pilotes, disait en particulier à l’un d’eux : « Et surtout reste bien dans l’escadrille, ne commence pas à sortir de la formation pour faire de l’acrobatie. » Ensuite j’ai vu cette escadrille en exercice, tout d’abord celui-ci se déroulait normalement, puis l’avion de droite s’est détaché et à commencer à faire des acrobaties jusqu’au moment où il a chuté. Je l’ai alors vu arriver tout droit vers la fenêtre où je me tenais. Je me suis serré de côté et l’avion est entré (il était devenu un modèle réduit d’environ un mètre) et il s’est planté dans le plancher de ma chambre. J’ai d’abord eu peur qu’il n’explose, puis je me suis approché pour voir où se trouvait le pilote et j’ai vu qu’il n’était plus là. J’ai alors arraché cet avion du plancher et l’ai pris sous le bras. A ce moment j’ai vu un bras qui apparaissait d’en haut par la fenêtre, tenant dans la main un morceau de papier. J’ai pris ce papier et il était écrit dessus : « garde-le jusqu’à ce que je vienne le chercher. » Puis toujours avec l’avion sous le bras je suis allé vers l’endroit où devrait être tombé le pilote et je l’ai trouvé inanimé au milieu des vomissements et des ordures. Tout près de là j’ai vu un homme habillé comme un paysan et je lui ai dit : Mais il faut prendre soin de cet homme. Et peu après des gens sont venus et se sont occupés de lui.

       Ce que j’ai compris tout d’abord c’est que cet avion représente un instrument de travail pour un prédicateur, mais que moi je devais le garder sans pouvoir y entrer pour l’employer parce que la taille de l’appareil ne me permettait pas d’y entrer. En effet, j’ai toujours su que je n’avais pas un ministère de pasteur et je n’ai jamais désiré prendre une place de dirigeant ou de chef de groupe quelconque. D’ailleurs, plus tard le Seigneur m’a montré quel était mon ministère et c’est à très peu de personnes que j’en ai parlé.

     La réalisation de ce que j’avais vu est arrivée lorsque le pasteur qui avait reçu frère Branham, qui connaissait bien la parole de Dieu et qui était un très bon conférencier, ainsi qu’un poète, a trouvé des amis dans les milieux littéraires de Paris et s’est laissé porter candidat au prix Goncourt. Il est alors tombé par une femme et a abandonné les brebis dont il avait la responsabilité de nourrir de la Parole de Dieu. L’évangéliste en a pris soin un temps, puis lui aussi est tombé en voulant devenir un grand évangéliste comme Osborn. Lui a également abandonné les brebis, et c’est ainsi que j’ai dû prendre sous ma responsabilité ces différents groupes de croyants qui avaient été formés après le passage de frère Branham.

     En 1966, une sœur m’avait demandé de la conduire à Zürich pour écouter un certain Ewald Frank dont je n’avais jamais entendu parler. Je n’ai pas pu aller avec elle, mais elle a donné mon adresse pour que l’on envoie le livre de ta première édition « Exposé des sept âges de l’Eglise » que l’on croyait venir de frère Branham. Je l’ai lu et j’ai ensuite reçu les premières lettres circulaires. Il faut aussi que je dise qu’après la venue de frère Branham, les frères éditaient une petite revue du nom de « Portes Ouvertes » et en prenant la responsabilité du groupe je suis aussi devenu le rédacteur de cette revue. Après avoir lu le livre et les deux premières lettres circulaires j’ai été convaincu par l’Esprit de Christ que je ne pouvais pas garder cela pour moi-même, mais que je devais le mettre à disposition d’autres personnes. Je ne te connaissais pas du tout, et je n’ai aussi pas jugé nécessaire de te demander la permission de traduire une partie de ce que tu avais écrit et que j’estimais venir du Dieu que je servais. Je ne suis pas diplomate, ni éduqué, mais un simple jardinier qui estime que ce qu’un serviteur a reçu par l’inspiration de Dieu n’est pas son affaire privée lui permettant  d’y mettre un copyright. Au contraire, si cela vient du Dieu Vivant, Créateur de toutes choses, ce qu’il a reçu doit être le plus possible partagé avec d’autres croyants. Amen ! C’est ainsi que j’ai traduit une partie de tes écrits sans te connaitre et sans t’en demander la permission. Ce fût là le commencement, je le crois, d’une fructueuse collaboration avec toi dans la diffusion de la merveilleuse parole de notre Dieu et Père dans le monde entier, mais reconnaissons le, plus particulièrement dans les pays francophones d’Afrique.

     Ce que tu dois savoir maintenant, c’est que c’est animé par le même Esprit et pour les mêmes motifs qui m’ont conduit à faire paraître les écrits de l’inconnu Ewald Frank, que j’ai été poussé à faire paraître également certains écrits de notre frère M’bra Parfait. La différence est que je connaissais le frère M’bra Parfait et que j’avais déjà lu plusieurs de ses écrits, alors que lorsque j’avais commencé la publication de tes écrits je ne te connaissais pas du tout. Il y a quelques années j’avais déjà préparé la publication d’un des écrits de M’bra Parfait, dont j’avais soumis la lecture au frère Leonard Lifese, mais celui-ci m’avait déconseillé de le faire paraître. Toutefois il ne s’agissait pas de ces écrits dont nous avons commencé la publication. En son temps je t’ai demandé de lire une partie bien précise du livre qu’il avait publié par ses propres moyens et par le secours du Seigneur. Mais sans doute que tu n’as pas lu attentivement ce que je t’avais demandé de faire et tu ne m’as jamais fait de remarque à ce sujet. Ainsi, après avoir lu et relu plusieurs fois, et prié le Seigneur à ce sujet, j’ai été convaincu que c’était Sa volonté que « Les trois visions…» soient publiées, et j’ai la conviction que c’est pareil pour les deux autres  «Le réveil promis » et  «Assoupissement et sommeil spirituel ». Certainement que tu n’as pas lu attentivement le premier et encore moins les deux autres brochures, toutefois tu as pris publiquement une position défavorable envers le frère M’bra Parfait et envers Alexis Barilier qui aurait commis «le crime » d’avoir publié ces écrits. C’est ce qu’on rapporte que tu aurais dit, et on m’a même envoyé un mail me demandant s’il était vrai que frère Frank avait dit cela. J’ai répondu qu’il fallait qu’il te le demande directement. Si bien que tous ceux qui étaient présents à Abidjan quand tu as parlé de ceux qui disent être ceci ou cela, ceux qui apportent des interprétations, et quand tu as dit avec force : « Oubliez cela, oubliez ce frère, oubliez pour toujours. » bien que tu n’aies pas prononcé le nom d’une personne, tous savaient qu’il s’agissait de tes frères en Christ M’bra Parfait et Alexis Barilier.

     Comme je te l’ai déjà dit, ainsi qu’au frère Léonard, lors des trois réunions où tu as parlé, je n’ai pas entendu un mot de ce qui a été dit, à cause de la place où je me trouvais et de mon ouïe en mauvais état. Ce n’est que vendredi 22 septembre que j’ai pu entendre sur DVD ce que tu as dit. C’est vraiment le Seigneur qui a permis que je n’entende pas, parce que malgré tout j’aurais été perturbé pour achever la mission pour laquelle j’étais venu en Côte d’Ivoire apporter la parole de Dieu, lorsque je suis allé tout seul dans la dernière convention tenue à Yamoussoukro. Mais si mes oreilles n’entendaient pas, mes yeux étaient ouverts et je t’ai vu comme je ne t’avais jamais vu auparavant, agissant comme tous les grands chefs des diverses religions, et non dans l’humilité de notre Seigneur Jésus-Christ. N’entendant pas mais voyant ton comportement, je me demandais ce qui ce passait avec toi lors de la première rencontre déjà, lorsqu’au lieu de prendre normalement des photos de la foule tu faisais toute une mise en scène. Je me demandais si tout cela était pour le salut des âmes et la gloire de Dieu, ou si c’était pour la gloire de l’homme de Dieu. Mais à la troisième réunion, lorsque tu es descendu de l’estrade et que tu as commencé à faire des courbettes, tout en touchant la main des prédicateurs j’ai eu sous les yeux ce que j’avais vu à la télévision être faite par le Pape, lorsqu’il descendait au milieu de ses cardinaux et évêques rassemblés devant lui.

Quand j’ai pu entendre une partie de tes prédications faites à Abidjan, et plus particulièrement quand il est devenu clair que tu avais estimé que notre frère M’Bra était un interprétateur comme beaucoup d’autres, j’ai compris que quelque chose n’allait pas avec toi. Il est vrai qu’il y a assez longtemps que nous avons constaté qu’à Krefeld tu es entouré de mauvais conseillers (je ne parle pas des frères Russ et Schimdt et quelques autres qui sont dans le même esprit qu’eux, mais certains ne sont que des fanatiques religieux comme il y en avait autour de frère Branham à Jeffersonville). Cette fois j’ai vu, comme aussi en traduisant le livre de tes réponses, que tu t’imagines qu’il suffit de continuer à prêcher fidèlement la Parole révélée, et que c’est de cette manière que les croyants vont arriver à être l’Epouse promise, sans tâche ni ride. Tu penses qu’il n’y a nul besoin que le Seigneur suscite un autre ministère pour conduire le peuple plus en avant, c'est-à-dire pour réveiller les vierges qui étaient sorties de Babylone à la prédication du prophète de cet âge. Tu sembles ignorer ce qui est écrit dans Esaïe 42, du verset 18 à 45, et qui décrit l’état de ceux qui sont pourtant les amis et serviteurs du Dieu Vivant et qui sont malgré cela sourds et aveugles. Et pourquoi les croyants sont ils sourds et aveugles, si ce n’est parce que les vierges sorties de Babylone se sont endormies sur le chemin du retour  à Jérusalem. Ces vierges dorment et n’entendent ni ne voient malgré que tu leur prêches la pure Parole de Dieu. Un frère de quelque part en Afrique m’a écrit disant : si les prédications de frère Branham et de frère Frank que nous avons reçu, devaient nous réveiller il y a longtemps que nous devrions être réveillés. Remarque que je me place aussi sur le même rang avec toi, car j’ai toujours cherché à n'apporter que des paroles inspirées de la Bible, et force est de constater que pas davantage mes prédications que les tiennes n’ont pu empêcher les vierges de s’endormir. Notre Père céleste savait cela et c’est pourquoi il a parlé d’un cri qui devait réveiller les vierges, non à la septième veille, qui est la dernière, dans laquelle l’Esprit et l’Epouse qui est prête peut dire : Viens ! Mais bien à minuit parce que les vierges ont cessé d’avancer sur la route qu’elles ne sont pas encore arrivées à la porte et ne sont pas au travail, à la tâche que l’Epoux attend de « l’aide semblable »  (Gen.2.18-25) que le Père céleste a jugé bon de lui donner pour ce temps de la fin.

     Maintenant la question est de savoir si l’on est conscient que toutes les vierges se sont endormies, nous y compris, et que cela est arrivé après que les vierges aient répondu à l’appel du message envoyé par notre Père céleste conformément à Malachie 4.5,6 et avoir avancé sur le chemin préparé au désert selon Esaïe 40.3-5. Est-on conscient que si toutes nos prédications n’ont pas pu empêcher les vierges de s’endormir, celles-ci ne seront pas davantage capables de les réveiller, mais que le Seigneur a promis de réveiller non seulement les vierges sages, mais aussi les folles, par un cri à minuit. Non pas à la dernière veille. Un cri, c’est aussi un message car il peut être un cri qui exprime un message de joie ou de détresse, ou un message d’appel au réveil et de répréhension, comme dans le cas de Matthieu 25.6,7. Le message confié à frère Branham doit préparer l’Epouse pour les noces de l’Epoux. Mais si les vierges dorment, comment peuvent-elles se préparer, comment peuvent-elles accomplir Apoc. 19.7, 8 et se revêtir des œuvres justes des saints qui lui sont données pour se revêtir ? Ce dont nous avons besoin réellement aujourd’hui c’est d’être réveillé par le Cri promis à minuit. Se pourrait-il donc que le Seigneur Jésus emploie une autre personne qu’Ewald Frank ou Alexis Barilier pour réveiller les vierges ? Oui, certainement ! Et j’en ai les preuves venant de divers coins de la terre où cet appel à la repentance, au jeûne et  à la prière, lancé au travers des écrits de notre frère M’Bra Parfait a été entendu et reçu.

      Lorsque quelqu’un prétend être ceci ou cela, c’est à son fruit que l’on doit impérativement reconnaitre la réalité de ses prétentions. Mais encore faut-il goûter et manger de ce fruit pour en connaitre la qualité. Déjà un certain Philippe Kacou en Côte d’Ivoire avait prétendu être le Cri de minuit et je n’ai pas eu besoin de lire beaucoup de ses écrits pour connaitre la valeur de ses prétentions. J’ai d’ailleurs dénoncé cela dans l’introduction que j’ai faite à la brochure de frère M’Bra. « Le Réveil promis ». Pour ce qui concerne frère M’Bra tu t’es achoppé à l’affirmation qu’il a faite d’être celui qui fait entendre ce cri de minuit et tu n’as certainement pas assez lu de ses écrits pour être éclairé sur le message qu’il apporte pour réveiller les vierges. C’est une dénonciation que c’est nous les gens ayant reçu le Message qui sommes les gens de Laodicée, nous qui avons été enrichis par la connaissance que nous avons trouvée dans le Message et dans les prédications du serviteur fidèle et prudent, et qui ne sont pas revenu à la pratique de la Parole. Nous sommes devenus orgueilleux, et c’est nous qui sommes invités à nous repentir, à chercher la face de notre Dieu dans la prière et le jeûne. C’est là le message de ce cri de minuit. Notre Dieu, le Dieu Vivant de la Bible en est témoin et déjà plusieurs dans le monde où ce cri est parvenu ont reconnu ce que l’Esprit dit à l’Eglise. Mais toi tu as jugé sans examiner, ni goûter les fruits de cet arbre, proclamant aux 15 000 âmes affamées de connaitre ce que dit l’Esprit, ainsi qu’à tous ceux qui attendaient d’entendre ce que dit frère Frank du message porté par ce frère : « oubliez cela ! Oubliez ce frère, oubliez pour toujours ! »

      Je pourrai dire encore d’autres choses, mais tu dois d’abord entendre et méditer ce que je viens de dire, et donner ta réponse à ce que je viens de dire. L’heure est grave, nous sommes à un tournant dans la préparation de l’Epouse, qui doit reprendre sa marche après avoir été réveillée, mais avec une troupe diminuée de moitié. Pour moi je sais à qui je dois obéir, cela malgré que j’aurais été infiniment reconnaissant à notre Dieu Sauveur de pouvoir continuer de marcher dans une collaboration fructueuse avec toi. Que notre Seigneur ressuscité te soit en aide, comme je le désire pour moi-même, ma famille et tous mes frères et sœurs rachetés ! Amen !

Reçois les meilleures salutations de ton frère acquis par le précieux Sang versé à Golgotha !

                                                                                                                    Alexis Barilier



REPONSE DE FRERE EWALD FRANK



Réponse de frère Ewald Frank, faite le 10 octobre 2006

Cher frère Barilier,

     J’ai reçu la lettre que frère Etienne Genton avait traduite. Ce n’est pas facile pour moi de répondre sur cela. Tout particulièrement en voyant ce que le frère d’Abidjan a écrit. Ce n’est pas ma tâche de dire à d’autres frères ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire…

     J’ai encore lu une fois dans les deux brochures et ne peux que réellement secouer la tête sur les plaidoiries faite là-dedans. Tout le contenu est une chose faite de soi-même, qui n’a rien à faire avec la réalité des desseins de salut divin. Les passages bibliques qui ont été employés n’ont d’ailleurs rien à faire avec l’Eglise.

     Un homme qui écrit de telles brochures et qui vient dans l’hôtel d’Abidjan et me voit avec d’autres personnes près de la réception, sans cependant me saluer et quitte de nouveau l’hôtel, trahit à vrai dire qu’il est  et ce qu’il est. Toi et lui aviez cependant à Abidjan la meilleure occasion de parler devant témoins.

     Nous tous attendons la puissante action du Saint Esprit. Lorsque pour une lettre circulaire, je choisis (en allemand c’est Weckruf = cri d’appel), donc je ne pense pas à un réveil, mais réellement au cri d’appel de Matthieu 25.

     L’action de Dieu qui va suivre ne va pas avoir lieu par un homme particulier, mais bien par Dieu lui-même par le Saint Esprit dans tout le Corps. Frère Branham avait la tâche d’apporter le Message de la Parole, nous nous avons la tâche d’apporter le Message dans le monde entier—c’est l’appel à sortir, non le cri d’appel. Ce cri a lieu dans la dernière section de l’appel à sortir de l’Epouse, là où aussi sera montré qui est insensé ou qui est sage.

     Dans Esaïe 28.21, il est dit que le Seigneur Lui-même Se lèvera pour accomplir son œuvre inouïe et accomplir son travail inhabituel. C’est une promesse qui sera certainement accomplie. C’est ce que Dieu, au travers de sa Parole, par la bouche de la sentinelle nous a dit : " Car la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle du temps de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde, attends là, car elle viendra surement, elle ne sera pas différée." (HabakuK 2.3). Dieu a donc pris Lui-même la responsabilité pour tout ce qu’Il a promis. Il achèvera son œuvre de salut. Dans le prophète Aggée 2.5 il est…[ aussi ]…au peuple d’Israël que les promesses faites lors de sa sortie demeurent valables et que l’Esprit de Dieu agissant au milieu de Son peuple va agir. En Hébreux 12.26-28, cette promesse est aussi employée pour l’Assemblée du Nouveau Testament. Encore une fois Dieu ébranlera les cieux et la terre.

     Dans Romains 9.28 il nous est dit : « Car il consomme et abrège l’affaire en justice, car le Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre. » Il n’y a plus de place pour quiconque, mais c’est au contraire le Seigneur Lui-même qui accomplira tout avec l’Eglise, puis ensuite avec Israël, comme écrit dans Actes 15 depuis  le verset 13, et plus particulièrement dans Romain 11.

     Cher frère Barilier, la grande douleur que je ressens pour le Corps du Seigneur vient de ce que toujours de nouveau des frères présentent leur propre opinion, créent de nouvelles confusions, qui appellent à nouveau des divisions et prises de partis.

     De Belgique et de France, comme aussi des pays africains parlant le français, j’ai reçu tellement d’appels à cause de ces publications. Je ne voulais d’ailleurs ne pas m’occuper de cela, mais de les laisser entre les mains de Dieu. Cependant, comme tu m’as adressé un écrit j’ai courtement répondu à cela.

     Moi-même je n’ai pas besoin d’avoir de conversations comme les frères demandent, cela me suffit si ensemble nous respectons  Actes 15.15 et puissions dire : « Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes. » Cela me suffit seulement s’il peut être dit : « Car il a semblé bon au Saint Esprit et à nous … » (v.28). Ma tâche consiste à publier la Parole, j’ai en horreur toute interprétation et propre explication. Derrière chaque fausse doctrine se trouve une fausse inspiration.

     Je t’apprécie comme mon frère bien aimé, comme un serviteur de Jésus Christ. Dès le commencement nous avons ensemble porté le Message dans tout le monde et nous le ferons jusqu’à la fin.

Je te souhaite pour l’avenir les bénédictions de Dieu. Cependant je te demande: Ne participe pas à une chose qui n’est pas biblique et suscite la confusion.

                                                                                                                       Frère Frank



REPLIQUE DE FRERE ALEXIS BARILIER A LA REPONSE DE FRERE FRANK



« Pourquoi un homme vivant se plaindrait-il, un homme à cause de la peine de ses péchés ? Recherchons nos voies, et scrutons-les, et retournons jusqu’à l’Eternel. Elevons nos cœurs avec nos mains vers Dieu dans les cieux. Nous avons désobéi et nous avons été rebelles ; tu n’as pas pardonné. Tu t’es enveloppé de colère et tu nous as poursuivis ; tu as tué, tu n’as point épargné. Tu t’es enveloppé d’un nuage, de manière à ce que la prière ne passa point. Tu nous as fait la balayure et le rebut au milieu des peuples. » Lamentations de Jérémie 3.39-45

 Lausanne le 16 octobre 2006

Cher frère Frank,

     Que la grâce, la miséricorde et la paix te soit accordées chaque jour dans ta marche en communion de notre merveilleux Seigneur et Sauveur ressuscité ! Amen !

     Ta réponse à ma lettre m’est bien parvenue, et je t’en remercie, mais après sa lecture je me vois dans l’obligation de te dire encore certaines choses, car je vois bien maintenant que tu es bloqué dans tes pensées et dans ta prise de position par une interprétation particulière que tu as faite d’une Parole de l’Ecriture sortie du temps que Dieu y a pourtant fixé dans Sa Parole, pour son accomplissement. J’ai vu que pareillement, dans ta réponse aux questions qui t’ont été posées, au n°14, tu cites une parole de frère Branham qui parle d’une relation entre 1Thes.4.16 et Matth25.6, et tu en es arrivé à l’interprétation que tu as proclamée à Abidjan que Matth25.6 serait la résurrection de toutes les vierges. Mais tu ne peux pas faire mentir la Bible alors que les temps ont été donnés : au milieu de la nuit pour le cri qui réveille toutes les vierges, sages ou folles ; à la dernière veille pour la résurrection de celles qui font partie de l’Epouse… Dans Matth25.6, il est écrit clairement que c’est à minuit que retentit le cri pour réveiller les vierges endormies (pas celles qui sont mortes, pas au matin, ni à la septième veille comme dit frère Branham). Toutes les vierges sont réveillées au milieu de la nuit, mais seules les sages peuvent se  remettre en route pour atteindre le but pour lequel toutes les vierges  sont sorties de Babylone. A minuit, les folles ne peuvent pas reprendre la route sans lumière, par manque d’huile, et au matin elles ne rencontrent pas le Seigneur, n’étant pas prêtes pour entrer dans la salle des Noces et la porte étant déjà fermée. Par contre, 1 Thes.4, il est clair qu’il s’agit de la résurrection de toutes les vierges sages mortes dans la foi au cours des Ages de l’Eglise, ainsi que de la transmutation des vierges sages encore vivantes à ce moment là.

     Frère Branham n’a jamais affirmé que les deux cris arrivaient en même temps. Mais toi, par ton non respect des temps écrits dans la Bible tu arrives à un faux enseignement, entrainant beaucoup de croyants dans l’erreur, et tu en arrives à mépriser et à t’opposer à ce que l’Esprit de Christ inspire à Son humble serviteur, notre frère M’Bra Parfait, pour réveiller toutes les vierges sorties à l’appel du Message, mais qui se sont endormies en cours de route, afin qu’elles poursuivent leur marche et arrivent au but.

     Ce qui est plus grave encore c’est que toi, le serviteur fidèle et prudent, « Parce que le Seigneur tardait à venir », tu es devenu le serviteur méchant comme il est écrit dans la traduction Darby au verset 48 : «Mais si ce méchant esclave… » (Trad. Bible Numeries : « But if that evil bondman… »). Il n’est pas question là d’un autre serviteur, mais bien du serviteur fidèle et prudent qui tombe dans le piège de l’orgueil, inspiré par l’adversaire de Dieu, du fait, comme le dit ce passage de l’Ecriture,  que le Maître a tardé à venir. Cette constatation est terrible, mais c’est une réalité à laquelle tu es appelé à faire face, de même que tous les croyants sortis à cause du message doivent reconnaitre qu’ils se sont endormis  avant de parvenir à la rencontre de l’Epoux…

     Pour nous qui avons reconnu que les paroles apportées par frère M’Bra sont véritablement inspirées de l’Esprit de Christ pour nous faire prendre conscience de la réalité. Nous ne pouvons que prier pour toi, en espérant que notre Père céleste puisse encore user de grâce en ta faveur et te réveiller du piège dans lequel tu es tombé. Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce à ceux qui s’humilient devant Sa face. Puisse-t-il en être ainsi pour toi ! Amen ! Je ne sais pas pourquoi frère M’Bra ne t’a pas salué dans le hall de l’hôtel, mais souviens-toi que tu venais de dire toi-même ce matin là : « Oubliez ce frère, oubliez pour toujours ! » Ce n’est donc pas étonnant qu’il n’ait pas osé s’approcher de toi. Pour ma part je ne pouvais pas m’entretenir avec toi des choses que je n’avais pas entendues, que le Seigneur n’a pas permis que j’entende ces jours-là. Je te l’ai déjà dit ; le samedi 16 et dimanche 17 je n’ai rien entendu de ce que tu as dit, ce n’est que le vendredi soir 22 que j’ai pu l'entendre sur cassette.

     Comment aurais-je pu parler de ces choses avec toi, devant témoins, comme tu le dis. Toutefois notre Dieu et Père est témoin  de tout ce qui s’est passé et de ce que j’ai vu de ton comportement pareil aux chefs des dénominations, comme je te l’ai dit dans ma première lettre. Il est de même témoin de tout ce que je t’écris. S’il n’y a pas repentance, il est certain que l’Eternel, notre Dieu et Père, frappera Lui-même le coupable comme Il le jugera bon.

     Nous prions pour toi, et beaucoup de frères prient pour toi car ils sont conscients que quelque chose ne marche plus avec toi. C’est dans cet esprit de prière que je t’envoie mes meilleures salutations en Jésus-Christ.

Ton frère racheté par Son précieux Sang versé à Golgotha.

                                                                                                                     Alexis Barilier



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